Le 5 avril 1992 - La dernière femme en F1

Les dates qui ont marqué la F1
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JTarJ
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Le 5 avril 1992 - La dernière femme en F1

Message par JTarJ » sam. 03 févr. 2018 3:37

Originellement posté par FlashMcQueen le 11/08/2008

Image :arrow: Giovanna Amati à Sao Paulo en 1992.

Le 5 avril 1992 - Le GP du Brésil 1992 fut la dernière occasion de voir une femme tenter de se qualifier pour une manche du championnat du monde de F1:

Il y a 16 ans, Giovanna Amati ne parvint pas à se qualifier pour le GP du Brésil. Depuis, la F1 est un club privé, réservé aux hommes...

:arrow: La Brabham BT60B: peu de kilométrage, aucune course au préalable. Image

A 29 ans, l'Italienne avait signé à la dernière minute un contrat avec une écurie Brabham vacillant d'une crise à l'autre, et ce avant même que la saison n'ait débuté. Elle arriva ainsi sur la première manche sud-africaine à Kyalami sans être jamais montée dans la moindre F1, et tant pis si celle-ci allait épouser les contours d'une BT60B datée et sous-puissante. Pas même le temps de mouler un baquet à ses formes...
Hors piste, elle eut droit aux mêmes tactiques de bizutage de ces messieurs qu'elle avait déjà expérimentées tant en Formule 3 qu'en Formule 3000: coup de patins, de volant. Les « valeurs » toutes masculines du sport automobile - faites de force, résistance, agressivité, bravoure - étaient menacées et les « gars » étaient déterminés à renvoyer l'intruse là où ils considéraient être à sa place... à ses fourneaux.
Une qualification? Elle ne fit qu'en caresser l'espoir. Après de nouvelles déceptions au Mexique et au Brésil, Brabham et sa pilote prirent des chemins divergents - elle vers les prototypes, l'écurie vers une inéluctable dissolution.

:arrow: Giovanna Amati.

Si Amati restera dans l'histoire comme la dernière femme à avoir tenté de semer un vent de panique dans l'un des ultimes bastions du machisme, d'autres l'avaient précédée.

:arrow: Maria-Teresa de Filipis: Image

Ainsi Maria-Teresa de Filippis était-elle venue troubler la tradition dès les années 50, devenant même la première femme à prendre le départ d'une machine du championnat du monde au Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps en 1958. Sa concitoyenne italienne Leila Lombardi lui succéda, inscrivant un demi-point lors du GP d'Espagne 1975 à Montjuich, course écourtée par un accident. Plus tard, l'ex-skieuse britannique de descente Divina Galica s'essaya aussi en F1 dans les années 70 (non qualifiée par trois fois) avant que l'arrivée de la sud-africaine Desiré Wilson au début des années 80 ne marque davantage les esprits.

:arrow: Desire Wilson (1980). Image

Wilson allait en effet devenir la première femme à remporter une course de F1 - une manche du championnat britannique à Brands Hatch en 1980. La saison suivante, elle parvint à se qualifier lors de son GP national à Kyalami, pour finalement terminer sixième. Las, la course allait être dépossédée de son statut de manche du championnat suite à un grave désaccord entre les autorités et les écuries.

Les femmes ont-elles les moyens de réussir en F1? Amati en reste persuadée, précisant que ni son coéquipier chez Brabham en 1992, Eric Van de Poele, ni son remplaçant, Damon Hill, ne connurent de meilleures fortunes avec la BT60B:
« Eux non plus n'étaient pas parvenus à se qualifier. Mais replongez-vous dans les journaux: on ny'y parle que de l'échec de Giovanna. C'est un monde d'hommes qui veut le rester: pilote, journalistes, tout le monde. »

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Source: F1Racing

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